La classe préparatoire aux grandes écoles est un cursus de deux ans, parfois trois avec un redoublement volontaire, dispensé dans un lycée et destiné à préparer les concours d'entrée des écoles d'ingénieurs, de commerce, des écoles normales supérieures et de quelques écoles spécialisées.

Les trois grandes voies

Les prépas scientifiques mènent aux écoles d'ingénieurs : MPSI, PCSI, PTSI et MP2I en première année, avec leurs prolongements en seconde année. S'y ajoutent les voies BCPST, pour l'agronomie, le vétérinaire et la géologie, et TSI ou TB pour les bacheliers technologiques.

Les prépas économiques et commerciales conduisent aux écoles de management : voie générale pour les bacheliers généraux, voie technologique pour les bacheliers STMG. Les prépas littéraires, hypokhâgne puis khâgne, préparent aux écoles normales supérieures, aux écoles de management par une voie spécifique, aux instituts d'études politiques et aux écoles de traduction.

La charge de travail, sans enjoliver

Un emploi du temps type en prépa économique tourne autour de trente-deux heures de cours hebdomadaires : une dizaine d'heures de mathématiques, huit d'économie et géopolitique, six de philosophie et contraction de texte, quatre heures par langue vivante. À quoi s'ajoute, et c'est là que tout se joue, le travail personnel, de vingt à trente heures par semaine.

Le rythme est scandé par trois éléments. Les devoirs surveillés, un par quinzaine environ, de trois à quatre heures. Les concours blancs complets, écrits et oraux, trois par an, généralement fin octobre, mi-décembre et fin février. Et surtout les khôlles : des interrogations orales hebdomadaires, en petit groupe, devant un enseignant. Ce sont elles qui font la spécificité de la prépa, et elles expliquent l'aisance des anciens préparationnaires à l'oral.

Ce qui fait réussir, et ce qui fait décrocher

La régularité l'emporte sur l'intensité. Les élèves qui tiennent sont ceux qui travaillent tous les jours à heures fixes, dorment sept à huit heures et gardent une activité physique. Ceux qui décrochent sont presque toujours ceux qui accumulent du retard sur les fiches et tentent de le rattraper en veillant.

La deuxième cause de décrochage est psychologique : les notes chutent brutalement par rapport au lycée, parce que les barèmes sont calibrés pour un concours et non pour un contrôle. Une note de 8 peut être une bonne note. Ne pas le comprendre au premier trimestre est le principal facteur d'abandon.

Les concours et les filets de sécurité

Les concours passent par des banques d'épreuves communes, ce qui permet de présenter de nombreuses écoles avec un nombre limité d'épreuves. La stratégie d'inscription compte : il faut couvrir un éventail d'écoles cohérent avec son niveau réel, sans se limiter aux plus sélectives.

La prépa est par ailleurs conventionnée avec l'université : les crédits ECTS acquis permettent de rejoindre une licence en deuxième ou troisième année en cas d'échec ou de réorientation. Ce filet existe, il fonctionne, et il est mal connu des familles.

Faut-il y aller ?

La prépa convient à ceux qui progressent dans un cadre exigeant et collectif, et qui acceptent deux ans de vie resserrée. Elle n'est pas le seul chemin : les écoles d'ingénieurs post-bac, les licences suivies d'une admission parallèle, les bachelors et les IUT mènent aux mêmes métiers, parfois aux mêmes écoles.

Ce que la prépa apporte, au-delà du concours, est une méthode de travail et une résistance au rythme qui servent longtemps après. Ce qu'elle coûte est deux années où l'on ne fait que cela. C'est un arbitrage personnel, pas une hiérarchie.

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ClassePrepa.com est un site d'information sur les Classes préparatoires aux Grandes Ecoles (CPGE) en France.

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